Reportages

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Avancée des travaux sur notre 020T8 BAGNALL « ALICE »

Écrit par L'équipe de restauration vapeur   

Après plusieurs années de travail, la locomotive ALICE est de retour sur les rails

Les bénévoles ont oeuvré des heures durant pour permettre à la TRANSVAP de posséder 2 locomotives à vapeur. Alice parcourt dorénavant la campagne Sarthoise pour le grand plaisir de tous.

Octobre 2015 : retour de la chaudière sur son chassis

Mars 2016 : les nouvelles roues sont mise en place sous le chassis

Septembre 2016 : mise en place de la cuve à eau, cette forme donne son nom à cette série de locomotive: SADDLE TANK

Octobre 2016 : La locomotive est quasiment finie, les bénévoles rentrent dans la phase de réglage.

 

Une partie de l'équipe de bénévoles ayant travaillé à la restauration...

"Titi" effectue le 2éme allumage de la machine en prévision de faire rouler la machine.

 

Mise à jour le Mardi, 01 Janvier 2019 19:58
 
 
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Souvenirs d'enfance

S'il est un adhérent de la Transvap qui mérite ces quelques lignes, c'est bien notre ami Alain CHARMEL. Une figure emblématique en soi puisqu'il a vécu son enfance dans la gare de Bonnétable du Mamers - Saint Calais quand son père en était alors le distingué Chef de gare. Une gare qui n'avait pas le lustre d'aujourd'hui et qui subissait les outrages du temps dus à un entretien à minima.
Peut-on imaginer aujourd'hui l'importance du trafic voyageurs des années 60 où la voiture populaire était rare dans les campagnes du Perche?
Le train des besogneux se plaît à dévoiler des chiffres "vingt et un abonnés tous les matins partant au travail sur Nogent le Rotrou ou Le Mans. A Noël, à la Pentecôte, cent voyageurs prenaient la "Micheline" avec des pointes à 460 voyageurs pour le comice de Bonnétable".
Avec un effectif de trois agents permanents à la gare, ce n'était pas les trent cinq heures, mais plutôt plus car on avait à coeur à répondre à la demande avec ses propres moyens.
Dans ce canton essentiellement agricole, on avait besoin du Mamers - Saint Calais pour écouler la production locale. Des tonnages pieusement conservés dans la mémoire d'Alain : "Pendant la campagne des pommes alimentant la cidrerie de Mamers, des trains entiers circulaient la nuit. Des difficultés pour la sécurité quand les manoeuvres étaient éclairées avec une simple torche électrique".

Le jeune CHARMEL était pourtant à la manoeuvre. Et pas le dernier !
"On expédiait aussi de la charcuterie, des colis divers, et en 1965, cinq mille tonnes de pommes partaient pour l'Allemagne. On réceptionnait des bêtes pour l'abattoir et des tonnes d'engrais..."
Quand on arrive à l'âge de la retraite devant un parterre plein de touristes, il est bon d'évoquer ce que fût une large part d'une vie.
Tout le mérite consiste à rafraîchir notre mémoire collective. Et cela, Alain sait bien le faire.

A voir aussi : Les souvenirs d'un mécanicien du Mamers - Saint Calais